Asile et Migrations

Asile et migrations


Les personnes sans-papiers ne constituent pas un groupe homogène, les situations vécues par les individus sont aussi diverses que les individus eux-mêmes. Pour autant, les femmes sans-papier sont généralement les plus vulnérables : menacées d’expulsion, elles vivent souvent dans la précarité et l’insécurité. Sans statut légal, elles sont exploitées et mal payées pour les rares activités qui leur sont ouvertes.


En 2007, Vie Féminine apporte son soutien au Mouvement des Sans-Papiers, qui déclenche une vaste opération d’occupation de différentes communes et églises en Belgique. Parallèlement, Vie Féminine lance la campagne « Un matelas contre l’oubli » . Cette campagne, qui s’inscrit dans une démarche de sensibilisation citoyenne et de proximité, est également une action en synergie avec les principaux acteurs de la lutte pour la régularisation [1] .
En 2009, c’est la victoire ! La campagne aurait permis de régulariser environ 40.000 personnes.

Mais, faute d’une politique d’asile et de migration humaine et juste qui aurait dû accompagner cette régularisation, le nombre de personnes sans papiers est estimé à 150.000 aujourd’hui, en Belgique. Et la pandémie, liée au COVID-19 aggrave encore plus les inégalités. Les personnes sans-papiers, déjà parmi les plus précaires et vulnérables se trouvent doublement touchées, n’ayant droit ni aux aides de base, ni à des conditions correctes de sécurité et de santé en temps de de confinement.

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En 2020, Vie Féminine s’engage dans la campagne « Déconfinons les droits des sans-papiers » et collabore avec d’autres acteurs de la société civile, comme le groupe Asile et Migration du Moc, et la coordination des sans-papiers. Leur principale revendication ? Que la Belgique s’engage dans une démarche de régularisation de toutes les personnes sans titre de séjour se trouvant actuellement sur le territoire.

Par le prisme de son identité féministe, Vie Féminine met en lumière les liens durables que les femmes dites « sans-papiers » ont tissés en Belgique via les enfants, les réseaux spécifiques (maisons de quartier, centres d’alphabétisation, consultations prénatales, centres de planning, etc.), leurs implications dans l’associatif, les mouvements de femmes, ou encore les réseaux de travail informels. Il est donc plus que temps de leur donner toute leur place et qu’elles puissent vivre en Belgique en sécurité et en ayant accès à tous les droits et les services, comme tout autre citoyenne.



[1l’UDEP (L’Union de Défense des Sans-Papiers), le CRER (Collectif contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation), les sans-papiers et leurs représentant·es

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