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Cela fait longtemps que les femmes avec lesquelles nous sommes en contact nous interpellent à partir de ce qu’elles vivent, sur la sécurité sociale et les droits sociaux et que nous travaillons sur la sécurité sociale et ses différents aspects : petites pensions qui ne permettent pas de vivre correctement ou s’effacent devant les droits d’un mari (droits dérivés et pensions à taux ménage), difficultés pour accéder au chômage, réforme des allocations d’insertion excluant majoritairement des femmes dans des contrats précaires, importance des allocations familiales dans le budget des familles et particulièrement celui des femmes, coût élevé des soins de santé et nébulosité du système en cas de changement de situation personnelle, absence de statut pour les accueillantes d’enfants, temps partiel mettant à mal l’accès aux droits sociaux, maladies professionnelles non reconnues, statut de cohabitant·e…

Les réformes successives néolibérales viennent encore fragiliser les droits des femmes (dégressivité des allocations chômage, pression sur l’AGR des temps partiels, modernisation des pensions et nouvelles règles pour la pension de survie, régionalisation des allocations familiales… pour n’en citer que quelques-unes).
En parallèle, nous constatons combien la protection qu’offre la sécurité sociale est essentielle face aux changements (ex. : famille qui s’élargit, vieillesse, prise d’autonomie vis-à-vis des parents, séparation…) et accidents de la vie (ex. : perte d’emploi, maladie, accidents…) et combien son absence se fait sentir pour les personnes qui y échappent, que ce soit partiellement ou totalement.
Cela nous fait dire que, au regard de la sécurité sociale, les femmes se situent entre protection et exclusion (voir article ci-dessous).

Tout récemment, la sécurité sociale a encore davantage montré son importance en termes de protection face à la crise sanitaire et sociale que nous traversons : elle a permis à certain·es de bénéficier de revenus du chômage malgré la perte ou la suspension provisoire d’un emploi, d’un congé parental étendu, de soins de santé remboursés...
Mais les liens entre les mesures prises et la sécurité sociale ne sont pas forcément faits par tout·e un·e chacun·e.

La sécurité sociale a aussi à nouveau montré ses faiblesses : les revenus de remplacement (chômage, congé parental...) sont insuffisants et inégalement répartis, les temps partiels sont mal pris en compte, de nombreuses personnes n’en ont pas bénéficié ou mal (personnes sans papier, travailleuses précaires particulièrement dans des secteurs féminisés)...

C’est pourquoi il est urgent de la défendre et de la renforcer !
Renforcer les droits en sécurité sociale, c’est les rendre véritablement accessibles à tou·te·s, sans discrimination !