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Accueil > Positions > Presse > Communiqués de presse > 2015 > Du Bangladesh à la Belgique, les droits des femmes dans la ligne de mire du néolibéralisme

Communiqué de presse - 22.04.2015

Il y a deux ans, le Rana Plaza s’effondrait au Bangladesh. Ce bâtiment abritait cinq usines de confection de vêtements pour le compte de grandes marques internationales. Une tragédie symbolique de la façon dont le néolibéralisme conjugué au patriarcat nuit aux droits des travailleuses. Si les conséquences semblent moins dramatiques en Belgique, les droits des femmes y sont également détricotés par ce système économique.
C’est pourquoi ce 24 avril entre midi et 13h, Vie Féminine se mobilise en solidarité avec toutes les femmes dont les droits socioéconomiques sont bafoués au Bangladesh comme ici.

Pour nos droits et notre autonomie, toutes unies !

En cette année de Marche Mondiale des Femmes , Vie Féminine tient à rappeler que les femmes sont les premières touchées par la précarité. Elles sont cohabitantes avec chômage réduit, travailleuses à temps partiel avec complément de chômage menacé, exclues des allocations d’insertion et du CPAS, travailleuses à temps plein mais vivant de plein fouet la flexibilité, femmes migrantes à qui l’on refuse la régularisation, accueillantes d’enfants toujours sans statut, pensionnées vivant sous le seuil de pauvreté, femmes aux pensions alimentaires non versées, femmes bénéficiaires d’allocations familiales dans l’incertitude face à la régionalisation, femmes en formation ne sachant pas comment faire garder leurs enfants, femmes de nationalité non européenne exclues du marché de l’emploi... Les politiques néolibérales, notamment celles prises au nom de l’austérité, n’en finissent pas de détricoter des droits déjà fragiles.

Les discours sur lesquels reposent ces politiques tentent de nous dresser les unes contre les autres : travailleuses contre chômeuses, chômeuses contre allocataires sociales, pensionnées d’aujourd’hui contre celles de demain, femmes d’ici contre femmes migrantes, salariées précaires contre femmes sans papiers, femmes au foyer contre femmes en insertion socioprofessionnelle...
Une manière aussi insidieuse qu’efficace de nous faire perdre de vue que si nos situations sont différentes, les causes des inégalités qui parsèment nos vies sont pourtant les mêmes !

Il est donc plus que jamais primordial de continuer à tisser des solidarités entre femmes, ici et ailleurs. C’est pourquoi, lors des 24h d’actions féministes organisées par la Marche Mondiale des Femmes 2015 en solidarité avec les travailleuses du Rana Plaza, Vie Féminine se mobilisera pour affirmer nos solidarités et dénoncer les impacts destructeurs du système économique capitaliste sur nos droits.

Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche !