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Accueil > Positions > Presse > Communiqués de presse > 2009 > Où est la circulaire de régularisation ?

Communiqué du 16 mars 2009 - appel des organisations de femmes.

Un an ! Dans quelques jours, cela fera un an que le gouvernement s’est engagé à trouver une solution à la situation insoutenable vécue par les sans-papiers. Alors que l’accord de gouvernement du 18 mars 2008 prévoyait une issue, la circulaire précisant les critères de régularisation des sans-papiers est toujours attendue. Face à cette situation, les organisations de femmes appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités. Nous demandons, une fois de plus, que l’accord de gouvernement soit enfin suivi de faits.

« Le Gouvernement opte pour une politique de régularisation sur une base individuelle. Le Gouvernement précisera dans une circulaire les critères de régularisation relatifs aux circonstances exceptionnelles ». C’est par ces mots que le gouvernement avait donné aux milliers de sans-papiers l’espoir d’une régularisation de leur situation. Mais aujourd’hui, le dossier est toujours au point mort. Un an après, la situation est toujours aussi inacceptable, parfois grotesque, et les actes de désespoir se multiplient.

Alors que la régularisation des sans-papiers est inscrite dans la note de politique générale d’Annemie Turtelboom, Ministre de la Politique de Migration et d’Asile, nous ne pouvons que déplorer l’absence de tout calendrier. Encore aujourd’hui, aucune date n’est avancée pour la finalisation de la circulaire de régularisation. De plus, et c’est pour nous indispensable, nous insistons pour que les spécificités des femmes sans papiers soient prises en compte (charge des enfants, violences, droits bafoués dans le pays d’origine...). Certaines des associations signataires ont déjà fait des propositions en ce sens auprès des ministres en charge du dossier mais sans résultat à ce jour.

Devant ce manque de volonté politique, nos organisations, qui soutiennent le combat des sans-papiers depuis le début, en appellent au gouvernement pour qu’il respecte enfin ses engagements et fasse cesser cette situation d’incertitude intolérable.

Les organisations signataires :

ColFen (Collectif femmes en noir contre les centres fermés et les expulsions)
CFFB (Conseil des femmes francophones de Belgique)
Femmes de Barricade
Femmes Prévoyantes Socialistes
Flora
KAV (Kristelijke Arbeiders Vrouwen)
NVR (Nederlandstalige Vrouwenraad)
Université des Femmes
Vie Féminine
VOK (Vrouwen Overleg Komitee)