Agenda

avril 2019 :

mars 2019 | mai 2019

Aucun événement planifié.

Les activités dans votre région

Les violences

Les femmes vivent de nombreuses formes de violence qui les touchent de manière spécifique : économiques, physiques, psychiques, verbales, sexuelles… Ces violences prennent place aussi bien dans l’espace public que dans la sphère privée (violences conjugales notamment). Elles relèvent du système historique et structurel de la domination des hommes sur les femmes, et limitent fortement la liberté de celles-ci.

 

Des lois, des mesures et des services existent aujourd’hui, mais ces violences restent trop souvent impunies et/ou banalisées par les institutions censées aider les femmes. Celles-ci sont fréquemment confrontées à des intervenant-e-s qui ne les prennent pas au sérieux, ou qui leur demandent de fournir des preuves tangibles des violences qu’elles ont subies. Elles ressentent un profond sentiment d’injustice quand une plainte est classée sans suite, ou qu’elles sont orientées vers un service de médiation qui transforme les violences en « problème de couple ». Bref, le droit des femmes à voir respecter leur intégrité en tant que personne physique, psychique et autonome est loin d’être effectif.
Pour rendre ce droit effectif, il faut que ces violences soient reconnues et condamnées par la société toute entière. Cela doit se traduire par différentes mesures :

  • Le droit pour les victimes d’être reconnues comme telles, entendues dans le cadre d’une écoute sans jugement et protégées, y compris dans les procédures d’asile et les trajectoires de migration (exemple : le regroupement familial).
  • Le droit de dénoncer ces violences et/ou de pouvoir se défendre face à elles.
  • Le droit de se reconstruire.
  • Plus largement, le droit de faire de vrais choix débarrassés des stéréotypes sexistes, et de vivre dans un contexte dénué de violences.
Quelques chiffres :
  • 15% des femmes déclarent avoir été victimes de violence (verbale, psychologique, physique ou sexuelle) de la part de leur partenaire lors des 12 derniers mois [1]. Pour 31% des femmes, l’auteur du fait le plus grave de violence qu’elles aient rencontré est leur partenaire (contre 6% pour les hommes). [2]
  • La police enregistre environ 121 plaintes par jour pour des faits de violence entre partenaires, ce qui ne représenterait que 3,3% des faits. Dans une très grande majorité de cas, les victimes sont des femmes et les auteurs des hommes. [3]
  • La police enregistre également 8 plaintes par jour pour viol et 9 pour atteintes à la pudeur. Presque 90% des victimes sont des femmes. [4]
  • 46% des femmes (contre 18% des hommes) ne se sentent pas du tout en sécurité pour marcher seules dans le centre-ville après la tombée de la nuit. [5]

[1Les expériences des femmes et des hommes en matière de violence psychologique, physique et sexuelle, Bruxelles : IEFH, 2010, pp. 76-77.

[2Idem, p. 28 et 48.

[3Femmes et Hommes en Belgique. Statistiques et indicateurs de genre 2011, Bruxelles : Institut pour l’Égalité des Femmes et des Hommes, p. 284.

[4Idem, p. 294 et suiv.

[5Les facteurs de précarité. Photographie statistiques de la situation des femmes et des hommes en Wallonie, Namur : IWEPS, 2008, p. 120.

2019 © Vie Féminine | caravelledesdroits@viefeminine.be | tél : 02 227 13 00 | Espace privé