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La genèse du projet

 

Les droits : un vaste chantier

La Caravelle des Droits des Femmes s’inscrit dans le cadre d’un vaste chantier mené actuellement par Vie Féminine sur la question des droits des femmes. Les droits constituent en effet une transversale à l’ensemble de nos thématiques prioritaires : emploi, revenus, santé, sexisme, précarité, violences, accueil de l’enfance, insertion sociale et professionnelle…

Lors des démarches participatives que nous avons pu mener ces dernières années avec les femmes que nous rassemblons, la question des droits est revenue de manière systématique à la lumière du vécu et des expériences de ces femmes. Mais comment parlent-elles de leurs droits ? Quels sont les freins qu’elles rencontrent dans l’application de leurs droits ? Quelle analyse peut-on faire des inégalités qu’elles vivent en matière de droits ? Dans quels domaines les droits des femmes restent-ils encore bafoués aujourd’hui ? Enfin, dans un contexte marqué par les inégalités et les mesures d’austérité, quels sont les leviers pour faire respecter les droits des femmes ?

Pour donner du relief à ce travail sur les droits et surtout pour aller vers les femmes là où elles sont, dans les quartiers de Wallonie et de Bruxelles, nous avons imaginé le concept de la Caravelle des Droits des Femmes. Ce projet mise sur l’accessibilité et la visibilité des droits des femmes : aller vers les femmes et être sur l’espace public !

Une inspiration marocaine

La Caravelle des Droits de Femmes s’inspire de la « Caravane pour l’égalité et la citoyenneté [1] » initiée par des féministes au Maroc pour atteindre les femmes dans les zones rurales afin de les informer de leurs droits en matière de statut personnel.

À l’origine de cette démarche, la réforme du code de la famille, la Moudawana. Ce texte facilite la demande de divorce, abolit le statut de mineure des femmes, interdit le mariage forcé… Autant d’améliorations pour l’équité entre hommes et femmes, et pour la situation juridique de celles-ci. Face au constat que de nombreuses femmes n’étaient pas au courant de ces avancées, la LDDF a lancé sa caravane sur les routes pour les en informer !

« De par sa composition, la caravane faisait prendre conscience de l’importance d’unir les efforts des femmes, hommes et enfants pour une société plus juste, dans le respect de l’autre. Elle reflétait un modèle de société montrant d’autres types de relations possibles entre les hommes et femmes. Une alternative est donc possible. » Marie-Clémence Mba Tsogo [2]

La CEDAW

Et enfin, ce travail sur les droits s’appuie également sur les recommandations de la CEDAW (Convention internationale pour l’élimination de toutes les discriminations à l’égard des femmes).

Cette convention a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1979 et est entrée en vigueur en 1981. Elle définit la notion de discrimination et vise à éliminer celle-ci dans tous les aspects de la vie publique et privée des femmes. Son protocole facultatif, ratifié par la Belgique en 2004, permet l’introduction de plaintes par les particuliers et l’organisation d’enquêtes sur place en cas de violation des droits des femmes.

Tous les quatre ans, La Belgique est tenue de faire rapport sur la mise en œuvre au niveau national de cette convention, devant un Comité CEDAW composé de 23 experts indépendants. [3]

[1La caravane pour l’égalité et la citoyenneté est une initiative de la Ligue Démocratique pour les Droits de la femme au Maroc (LDDF), fondée en 1993.

[2Le Centre d’Etudes Africaines & de Recherches Interculturelles : http://www.ceafri.net/site/spip.php?article88&artsuite=0#sommaire_1

[3Source : L’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes http://igvm-iefh.belgium.be/fr/domaines_action/international/onu/cedaw/

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